confidences d’un enfant à naître

J’ai imaginé les confidences d’un enfant à sa mère,

en visionnant cet extraordinaire odyssée de la vie,

ce fameux voyage dont personne, ne se souvient pour l’avoir vécu.

j’ai donc fait marché quelque peu mon imaginaire.

L’Odyssée d’une vie.

Dans une geste D’ AMOUR,  tu m’as donné la vie,

Dans ce magma intemporel, je prends de la vigueur,

Dès les premières secondes, mon âme t’a suivie,

Sortant du néant, des sphères de ma demeure.

Comme une fleur qui éclot, je m’octroie une place,

Mais je me sens perdu, dans cet immense espace,

Où je tournoie inlassablement, avec le lien de la vie,

M’accrochant à ce doux cordon, qui à toi me relie.

Plongé dans ce vide abyssal, je fus un noyau informe,

Mais la vie se dessine lentement en moi et je prends forme,

Dans le silence de la nuit,  lové en ton sein  je m’élance,

Plongé dans l’univers,  de ce liquide en mouvance.

Je suis comme une fleur, qui pousse en  terre féconde,

Au rythme de tes songes, au rythme de ton sang,

Sortie tout droit du néant, ma vie éclot lentement,

Vers l’étoile brillante de la vie, dont je perçois les ondes.

Les jours passent, je m’étire, je baille et prend forme,

Les parties de mon corps, de plus en plus se précisent,

Dans ce liquide harmonieux, je circule à ma guise,

Ecoutant les battements de ton coeur, qui m’endorment.

Mais quelque peu me bouscule, la magie de la vie

Chaque jour qui passe me transforme,  et me rend plus joli,

Je te promet j’aurais les yeux que tu préfères,

Et les cheveux aussi noirs,  que ceux de mon père.

Tu verras j’aurais aussi ton joli minois,

Je serais le plus beau, des bébés pour toi.

Parcourant après bien des efforts, cet long couloir,

Tu déposeras sur mes joues, un baiser tendre et doux,

Plus tard tu me raconteras de bien jolies histoires,

Que j’aimerais entendre pour m’endormir le soir.

Et lorsque je serais plus grand tu me chanteras,

De ta jolie voix, qu’en ton sein j’entends déjà,

Cette douce mélodie, que souvent tu me fredonnes,

Sur laquelle souvent je m’endors et m’abandonne.

Nous irons si tu veux cueillir, ensemble de jolies roses,

De toutes les fleurs je sais,  se sont celles que tu préfères,

Et de ta charmante plume tu m’écriras, de belles proses

Tu me liras aussi des vers, de Baudelaire où de Prévert,

Car je sais que l’écriture est toute ton âme,

Tu feras grandir en moi cette jolie flamme,

Et les mots qu’aujourd’hui sur mon coeur tu déposes,

Je ne tarderais pas , attends moi, bientôt je serais là,

Tu es si belle maman, je t’aime déjà.

Claudem

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