LES ROIS DU CIEL

En hommage à la beauté de la nature, je  dédie ce poème à ces oiseaux épris de liberté et qu’il m’arrive d’envier, de les voir voler si haut effleurant l’azur.

Les rois du ciel

Ô ! vous qui effleurez le ciel de vos parures,

 Humbles rois de l’azur, mon âme vous envie,

 comme en apesanteur,  vos fines ciselures

 Vont porter de l’amour,  l’exquise mélodie.

**

Occultant le zénith,  l’ ivresse vous appelle

Guerriers de l’univers tels des rois conquérants.

Enserrant on ne sait ! Quelle ombre virtuelle

Dans l’éther chamarré par vos effleurements.

**

 Et l’ horizon rougi, enveloppé du  lange,

Au ciel éclaboussé qu’usurpe le néant

Observe vos ébats que plus rien ne dérange

Et mon coeur s’ébaudit sous le soleil couchant.

**

Le cortège sans fin de la ronde céleste

 Dans l’éternel azur qui semble suspendu

 couronne le silence où mon âme déleste,

 Le poids de mon tourment, en ce jour disparu.

**

 Or,  lorsqu’à l’horizon disparaît le soleil,

Dans le soir sur un sol abreuvé de silence,

 Vos esprits  endormis, et repus de sommeil

Oublieront,  le regain de leur vague existence.

**

Claudem