LE DERNIER JOUR DE L’ETE

 C’était très certainement mon dernier jour de plage,  le soleil s’était fait plus doux, la brise était légère et le bleu de la mer turquoise, et les mots envahissaient mon esprit…!!!j’en ai noté quelques uns sur l’instant qui furent la base de mon poème…je souhaite que vous preniez autant de plaisir que j’en ai eu à l’écrire.

Bonne semaine à vous tous…..Claudie

LE DERNIER JOUR DE L’ETE

Sur ma peau, que caresse une brise légère

S’attarde un doux soleil qui fuit à l’horizon

 Quand décline en douceur une arrière saison

qui va se dissiper vers un temps éphémère.

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Le sable scintillant et la mer qui écume,

Laissent en moi le goût d’un bonheur infini,

 Et ma plume a gravé cet instant inédit,

Que le vent vient fouler sous un voile de brume.

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Ô ! suave saison, tu te fais si discrète !

Laissant place à l’automne en douce éffeuillaison

Où les couleurs de miel réchauffent ma raison,

Sous la voute céleste, enjôleuse et secrète.

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Je sens fuir en ce jour,  l’été qui part sans trêve,

Son exquise chaleur dans mon coeur alourdi,

Coule comme un ruisseau sur mon être ébaudi

Qui s’épanche en regret lorsque le jour s’achève.

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Je sais qu’il reviendra ; comme revient la vague

Fidèle et bouillonnante en quelque flux marin,

J’attendrais le retour de l’été souverain,

Gardant les yeux fixés vers l’oiseau qui divague.

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Claudem le 21 09 2012

 (texte écrit le dernier jour de l’été)

LA MAISON D’AUTREFOIS ou (L’empreinte du temps)

                                 Il m’est arriver, quelquefois, en faisant des randonnées…!!!

de faire des rencontres qui m’ont émue, et qui font remonter les souvenirs , des vies du temps passé, enfouies…..dans ces jolies demeures abandonnées, laissées entre les griffes du temps….où la vie foisonnait et s’ébattait pourtant…..C’est «La maison d’autrefois. 

 LA MAISON D’AUTREFOIS.

Soudain je l’aperçus au détour d’un chemin,
Mon esprit stupéfait s’en allait d’aventure
En voyant défiler des gens à fière allure,
Qui riaient en son sein ! du soir jusqu’au matin.

Elle avait su malgré les vraies rides du temps ;
Conserver la grandeur des jours de son histoire,
La vigne s’accrochait tel un réquisitoire
Aux vieux murs délabrés oubliés des printemps.

Le perron de la belle avait su résister,
Au temps qui défilait, infligeant sa blessure,
Là ! jouait un chaton, dans l’épaisse verdure
Qui voyait gentiment quelques fleurs s’inviter.

Ignorant sa détresse un gentil rossignol,
Chantait pour égayer sa terrible blessure,
Malgré l’âge avancé, toujours sans démesure
Elle abritait parfois l’âme d’un campagnol.

Le vieux mur hébété, laissait par l’embrasure,
Infiltrer le soleil de ses raies de lumière
Pour venir réchauffer son coeur de douairière,
Qui mourait comme meure, une reine à l’usure.

Par son chant, caressant la tristesse en son âme ,
Dans sa course ; insensible au temps et ses défis,
Le vent vint s’engouffrer balayant son parvis
Où les feuilles jouaient depuis le jour du drame.

Je laissais là mon coeur et ma mélancolie
La maison d’autrefois, la merveilleuse dame !
Consciente de son sort pleurait son agonie.

Claudem le 09.09.2012