LE TEMPS DES REGRETS

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LE TEMPS DES REGRETS

Mon violon gémit dans une longue étreinte,

Pour implorer le ciel, où s’est perdu son cri

Il sillonne l’espace, et tout semble banni,

J’entends avec regret s’éloigner sa complainte.

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Ce monde  à l’apogée où le savoir trébuche,

Ne sait plus discerner le pourquoi, le comment !

Sans ignorer l’ écueil à surmonter vraiment,

Il s’applique impavide à détourner l’embûche.

02

Le progrès galopant va peut-être nous nuire,

Il est des jours lointains que l’on regrettera,

Quand tout semblait si pur mais, rien n’effacera

Ces jours qui s’écoulaient, heureux, sans rien détruire.

02

Devrons nous dire adieux à ces clartés d’antan

Qui étaient dans nos coeurs la douceur sacro-sainte ?

Et mon violon pleure arrachant sans contrainte,

Mes larmes au parfum de myrrhe et d’ oliban.

Claudem