Sous les frimas d’automne.

SOUS LES FRIMAS D’AUTOMNE

Je vois l’été s’enfuir sous les frimas d’automne,
Le soleil a pâli semblant vouloir dormir.
L’oiseau joyeux, perché sur sa branche chantonne,
Sait-il pourtant qu’un jour… il lui faudra partir ?

Voler vers d’autres cieux
Fuir la morte saison,
Les vents capricieux
La pluie en déraison,

Attirant la cohorte
des jours sombres et lourds
Et laissant à la porte
La saison des amours.

Adieu petit village
Niché dans la verdure,
Tel un trésor sauvage
Dont la beauté perdure.

Adieu petit cottage
Où l’âme a déserté,
Animant sans partage,
Les soirs d’un bel été.

Le vent chante ma peine
De voir l’été partir,
J’attendrais qu’il revienne
Long sera mon soupir.

Et mon âme est en rade
Après les temps heureux
Cherchant une parade
Quand sur mon coeur il pleut.

Le soleil s’est caché sous l’orage qui tonne.
Triste et sombre est le ciel qui semble dépérir.
Là bas,  l’oiseau n’est plus.. et la branche frissonne ;
Je savais bien qu’un jour il lui fallait partir !

CLAUDEM.

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