Tourbillon de vie

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Terre et brouillard

J’ai pleuré sur mes mots enfouis dans la brume.

N’ayant plus d’encrier pour y plonger ma plume.
Mon esprit s’est perdu fuyant par les chemins,
-Où l’ azur s’est paré de fauve et de carmins-
Laissant bercer mes vers sur les vagues d’écume.

Dans le ciel de l’été mon esprit se consume
Au regard de la vie et de ses lendemains.
Qu’en sera t’il des coeurs en ces jours incertains
Et du sol opprimé recouvert d’amertume ?

La planète d’amour, – « joyaux bleu, merveilleux »
Qui croule sous le poids des projets périlleux ;
Demain se vengera ; laissant l’homme utopiste

Dans son flot de tourments de regrets éternels
Pour ce monde immolé sur l’autel égoïste
Des passions, des lobbys, aux projets solennels.

Ô Dieu ! prend donc pitié de nos êtres charnels.

Claudem.

COMBIEN DE PRINTEMPS ENCORE ?

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COMBIEN DE PRINTEMPS ENCORE ?

Je ne saurai combien d’aurores, verront battre
Mon esprit et mon coeur ; vivant à l’unisson 
-Sur l’aube en renouveau qui tombe en pâmoison-
Et dévoile en splendeur de subtils lys d’albâtre.

Comme un oiseau blessé qui ne peut plus s’ébattre
Dans l’éther d’un ciel pur…-laissant à l’abandon- 
Le chant harmonieux -la sublime oraison-
De l’éternel combat de son âme opiniâtre.

Lorsque l’ hiver s’approche, ourlé de sa langueur
La rose voit partir son éclat enchanteur ;
D’or et de cramoisi que la brise emprisonne.

Et ce vent qui tutoie timidement le ciel
Où la braise a tiédi sous la neige félonne ;
Saupoudre l’univers d’un instant démentiel.

Ô combien de printemps me resteront fidèles

Claudem.

Les Mots tentateurs

Lorsque le froid m’étreint, les mots sont mes complices

 Me soumettant sans cesse  à leur droit tentateur,

! Ils relèguent mon âme aux joies et aux délices

Des sphères du poète, asservi par l’ardeur.

Ces mots remplis d’amour me poursuivent en liesse

lorsque, faisant de moi leur servante soumise-

Ils Ruissellent en coeur d’euphorie et d’ivresse

Sur ce bel écritoire où ma plume est conquise.

Ces mots -que j’aime tant- vont surfer sur la vague,

Vers l’infini, du rêve aux abysses sans fonds.

Emporté par le vent un long soupir divague

Quand ma plume s’envole, hurlant mes vers féconds.

C’est alors que m’apaise, une langueur sereine !

Laissant planer mon coeur en ce jour moribond.

Claudem. le 14/12/2014

SOLEIL LEVANT

SOLEIL LEVANT

A l’aube où  le soleil va sortir de ses langes

Et laisser fuir la nuit semée de diamants ;

L’horizon qui s’embrase a les formes étranges

D’un luminaire issu de l’endormissement.

..

Et le ciel parsemé de couleurs aquarelles

Voit  l’azur s’éclairer d’orange et de carmin ;

D’où pourront s’envoler de  folles hirondelles,

Ivres de liberté dans un éther serein.

..

Devant l’astre de feu, J’oubli que le temps passe ;

Laissant flâner mon coeur, oubliant tout chagrin.

Je ferme alors les yeux, m’enivrant de l’espace

Et du soleil offert, tel un présent divin.

..

Claudem