NOSTALGIE

NOSTALGIE

Comment puis je arrêter les saisons dans l’espace ?
Ces chemins de ma vie où  j’entends retentir,
-Coulant tel un sanglot inutile et fugace-
des moments que mon coeur ne pourrait démentir.

Or ! ce temps précieux ondoie et me fait face,
Il chemine en silence et se fait beau parleur
Franchissant l’univers tel un glaive qui trace
Sans remords ; de mon âme il ôte la vigueur.

Sous le regard bleuté des jours de ma jeunesse,
Telle une funambule en avant  j’ai marché.
Je vois le présent fuir et pourtant je confesse ;
Quiétude et sagesse, en son sein j’ai cherché

Et la vie en mon coeur chaque jour se fait brève
Sur un chemin discret de beaux cheveux d’argent,
Ensemencent  mon front et couronnent sans trêve,
Ce chemin parcouru sous un ciel diligent.

Claudem

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